Août, il est temps de traiter !

Ça y est ! La saison du miel est finie ! Nous avons récolté les dernières hausses de lavande fin juillet. Une belle récolte cette année ; j’ai hâte que vous la goûtiez !

Les miellées sont finies, oui ; mais pas le travail de l’apicultrice ! Et sous la combinaison avec la chaleur qu’il fait, faut s’accrocher !

Maintenant place aux traitements pour contre-carrer le développement exponentiel du varroa qui prolifère dans les ruches à cette époque de l’année.

Var-quoi ? Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 70, il se développe développe rapidement et est présent à ce jour dans toutes les ruches. Ce petit acarien est un prédateur de l’abeille domestique qui -pour l’instant- n’arrive pas à s’en défaire seule. Un acarien donc, rond et plat, de couleur bordeaux, de la taille d’une puce environ.

Varroas se multipliant et se nourrissant d’une larve d’abeille.
Source http://www.gds-aquitaine.fr/abeilles/varroa-destructor/

C’est la principale cause de mortalité des abeilles actuelle, si les ruches ne sont pas traitées. Vecteur de virus, il se multiplie dans le couvain et se nourrit en piquant les larves d’abeilles en pleine gestation. Les abeilles naissent ensuite avec des carences en protéines, des déformations (des ailes, nanisme…) et des lésions qui deviennent une porte d’entrée pour les maladies. Le varroa peut venir à bout d’une colonie en 3 ans, mais sans traitement 1 année suffit au varroa pour interférer dans le développement de la colonie et sa production de miel.

Abeille atteinte du virus des ailes déformées avec un varroa sur l’abdomen.
source : https://www.agroscope.admin.ch/agroscope/fr/home/themes/animaux-rente/abeilles/bienenkrankheiten/viren.html

Plusieurs choix s’offrent donc à nous pour traiter les colonies. J’ai choisi ce qui est pour moi jusqu’à présent la solution en bio la plus douce et efficace : l’acide oxalique.

Cet acide naturel, appelé aussi « sel d’oseille » n’a d’efficacité qu’en période hors couvain. A cet époque de l’année il faut créer ce moment pour la ruche. Il s’agit pour chaque ruche de trouver la reine (parmi des dizaines de milliers d’individus) et de l’encager dans une petite boîte spécialement conçue à cet effet pour qu’elle puisse continuer à pondre (et ainsi continuer à émettre des phéromones) sans que les larves puissent se développer faute d’espace. La reine restera dans cette cagette scalvini pendant 21 jours, le temps de gestation d’une abeille, afin que les derniers œufs qu’elle a pondu dans la ruche aient le temps de naître et que la ruche n’ait plus de couvain.

Ainsi tous les varroas en dehors des alvéoles le traitement sera efficace. Il faut alors mélanger l’acide oxalique à un sirop d’eau et de sucre et en asperger tous les cadres de la colonie à 2 reprises à 3 jours d’intervalle. Un sacré boulot mais qui en vaut la chandelle quand on voit à quel point les colonies en sortent plus belles à posteriori !

Cette année je teste une nouvelle méthode pour les essaims de l’année : les bandelettes d’acide oxalique et de glycérine ; affaire à suivre !

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